mardi 27 octobre 2015

INSTITUT ELIAVA DE LA PHAGOTHERAPIE

L'institut Eliava de Tbilissi a été créé en 1923 par Georges ELIAVA, chercheur émérite qui s'est lié d'amitié avec Félix d'Hérelle, le découvreur des principes de la phagothérapie.

Depuis lors, et sur ordre de Staline, la phagothérapie n'a jamais été abandonnée, et l'institut Eliava est le plus ancien institut du monde et par conséquent le plus expérimenté sur le sujet.

Avec la fin du communisme, l'effondrement économique et le conflit armé qui ont suivi, l'Institut Eliava et sa collection de bactériophages a failli disparaître. C'était sans compter sans la passion des professionnels de l'Institut qui ont conservé les bactériophages stockés dans l'Institut à leur domicile, dans leurs frigidaires.

Durant les années 90, l'Institut a fonctionné au ralenti. Mais depuis les années 2000 et le fort taux de croissance que connaît le pays, l'Institut a pu renaître de ses cendres. Les professionnels confirmés sont revenus, de nouveaux ont été formés, l'Institut est petit à petit rénové et il est maintenant tout à fait opérationnel.

Il emploie aujourd'hui 130 chercheurs, techniciens et personnel administratif et inclut 8 unités :
 - Un laboratoire de microbiologie générale
 - Un laboratoire de microbiologie appliquée
 - Un laboratoire d'écologie microbienne
 - Un laboratoire de biologie moléculaire
 - Un laboratoire de virologie et d'immunologie
 - Un service de collection de souches bactériennes
 - Un département de recherche et développement
 - Un groupe de contrôle biologique

 L'Institut Eliava est et veut continuer d'être à la pointe mondiale de la phagothérapie. Il comporte la plus grande collection de bactériophages acquise après 80 années d'expérience et qui continue de s'agrandir pour soigner le plus d'infections possibles.

Ses chercheurs et praticiens ne sont dédiés qu'à la phagothérapie et sont les vrais experts de ce domaine.

Avec le formidable outil de communication internationale qu'est internet, et avec la persévérance de quelques praticiens de tout pays (saluons les professeurs PATEY et DUBLANCHET, le docteur Claude Hervé RICHE, le docteur Jétôme LARCHER pour leur promotion de la phagothérapie) la phagothérapie est de plus en plus évoquée comme outil thérapeutique pour les patients atteints de Bactéries Multi Résistantes (BMR). Eliava fait face à un afflux grandissant de patients du monde entier et entérine si besoin en était sa position de leader mondial sur un sujet sans concurrence en Europe de l'ouest et Amérique du nord.


mercredi 7 octobre 2015

EFFETS SECONDAIRES DE LA PHAGOTHERAPIE

Voici des informations rassurantes, confirmées et documentées sur les effets secondaires potentiels dus à la phagothérapie : les nouvelles sont très bonnes!








LA PHAGOTHERAPIE :PEU D'EFFETS SECONDAIRES

Extraits de la THÈSE Pour le DOCTORAT VÉTÉRINAIRE Présentée et soutenue publiquement devant LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL Le 30 janvier 2014 par Magali, Christiane, Elisabeth BERGER SAVIN :
 
Effets secondaires rares et de faible intensité:
-Quasiment toutes les études réalisées sur les bactériophages rapportent l’absence d’effets secondaires (Letkiewicz et al., 2010).
-Des essais cliniques rigoureux menés récemment chez l’homme selon les critères réglementaires actuellement en vigueur, montrent l’absence d’effets secondaires (Wright et al., 2009).
-Les quelques effets secondaires rapportés dans la bibliographie apparaissent bénins, rares et transitoires, sinon facilement réversibles. Il s’agit principalement d’atteintes gastrointestinales, de douleurs hépatiques, de fièvre ou de maux de tête, et l’intensité en est relativement légère (Alisky et al., 1998 ; Dublanchet, 2009).
-Des symptômes gastrointestinaux ou allergiques seraient rapportés chez moins de 0,5 % des patients traités (Alisky et al., 1998).

 Ces désagréments pourraient être engendrés soit par la suspension de phage en elle-même, soit par la réaction associée à son emploi, c’est-à-dire la lyse bactérienne, soit tout simplement par la maladie elle-même.

 Comparés aux effets secondaires des antibiotiques:
 
 Parmi les effets secondaires observés lors d’antibiothérapie, en particulier à large spectre, les plus fréquents sont les troubles digestifs (surtout des diarrhées) et les infections opportunistes secondaires (notamment des mycoses). En effet, ces antibiotiques détruisent les  bactéries pathogènes, mais aussi celles de la flore commensale non pathogène, dont par exemple les flores intestinale ou génitale. Cela déstabilise l’équilibre de la flore bactérienne naturelle présent sur ces muqueuses et les autres microorganismes pathogènes peuvent alors prendre le dessus, situation donnant lieu à ces effets indésirables. Ce déséquilibre est appelé « dysbiose », les infections secondaires en résultant sont nommées « super-infections » (Abedon et al., 2011 ; Dublanchet et Patey, 2011 ; Dublanchet, 2009 ; Pirisi, 2000).

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lundi 5 octobre 2015

Pourquoi la phagothérapie n'est pas pratiquée en France?

La phagothérapie existe depuis 1917, a été utilisée avec succès et commençait à se mondialiser avant l'arrivée des antibiotiques. Cependant, les Géorgiens n'ont jamais arrêté son utilisation.
Cela fait donc 98 ans que c'est utilisé, et à relative grande échelle : l'armée rouge en prenait pendant la seconde guerre mondiale(source : la Guerre des phages), les cosmonautes russes ont fait des tests de bacteriophagie dans l'espace (source is-service, Russie), on n'a jamais cessé de soigner des gens avec celà. Les expériences ont donc été faites par millions; l'Institut Eliava de laphagothérapie à Tbilissi affirme, selon les mots de son ex-directeur Revaz Adamia, n'avoir rencontré absolument aucun problème dangereux de traitement avec les phages, jamais aucun accident, jamais aucun effet secondaire en 90 ans!!

Alors pourquoi pas en France? Ni même en Occident?

Par précaution, ou sous pression de certains lobbys, une loi a été passée en France en 1980, interdisant de soigner avec du vivant. Mais... jusqu'à quel point les phages qui sont, rappelons le, des virus, sont ils vivants? Rien n'est très clairement défini!

Ensuite, ne peut il pas se passer avec les phages comme avec les antibiotiques, une mutation des bactéries les rendant résistantes aux phages?
Selon le Docteur Claude Hervé RICHE, médecin-chercheur Français qui a fait sa thèse en 1976 sur la phagothérapie (et dont je recommande l'excellent livre "Manuel de phagothérapie pratique"), il est presque évident que les bactéries vont muter. Oui, mais voila, loi de la nature oblige, les bactériophages vont AUSSI muter pour gagner en virulence, et l'ordre naturel continuera d'être respecter, comme il l'est depuis des milliards d'années.

Enfin, les phages ne sont pas brevetables comme un médicament puisqu'il s'agit d'aider la nature et de l'orienter, donc l'industrie n'est pas prête à investir sur elle puisqu'elle ne pourra pas récupérer l'argent de cet investissement.

Enfin, il reste les pouvoirs publics. Leurs budgets se réduisant comme peau de chagrin, les dépenses pour valider administrativement la phagothérapie ne semblent pas avancer, et en tout cas pas être suffisants à ce jour pour réellement faire avancer les choses.


Et se ci n'était qu'une question d'argent : combien coûtent à la chère (dans les 2 sens du terme) sécurité sociale Française les amputations, les années d'antibiothérapie, les nombreuses opérations, ... que l'on pourrait éviter par la phagothérapie?

En attendant, la Géorgie continue et a un développement de bactéries multi résistantes bien inférieures aux Français, puisque les Géorgiens se soignent par phagothérapie !!!

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